lecturesDécouvrir un auteur, ou en approfondir un autre, avec cette envie de tenter le lieu de parole, de travailler l’image, le rythme d’une langue, les silences, la source d’un rire, le jaillissement de l’émotion, de conjuguer tous ces éléments. Trouver l’essence, la colonne vertébrale, la simplicité, l’excès ou le rien d’un texte. Parler aujourd’hui avec les mots des auteurs contemporains pour nous aider à comprendre le monde qui nous entoure. Sans oublier le sens profond de cette aventure : rencontrer le public. La lecture mise en jeu ou en voix est une forme immédiate, qui permet une approche du théâtre et plus largement de la littérature, pour faire entendre des œuvres de notre temps.

Posés sur un pupitre, sur une table, sur les genoux, dans des mains : un livre, un manuscrit, des pages noircies que tourne un comédien. Il les range, les laisse s’envoler et retomber doucement à ses pieds. Un léger tressaillement dans la gorge, un sanglot à peine réprimé, une joie qui jaillit de nulle part, une colère prête à exploser, une partition à plusieurs voix constamment renouvelée, sur laquelle vient s’inscrire l’histoire de chaque personnage, où se noue et se donne le drame. Dénué de tout artifice visuel, la lecture invente une relation singulière et privilégiée, un rapport intime et complice entre le(s) comédien(s), au plus près des mots, et les spectateurs invités à ce rite unique. La musique est aussi présente pour donner corps au texte et proposer au public un moment de pause, de repos.

Pour plus de renseignements contacter la Cie C’est Maintenant
De plus, Kader Roubahie participe des lectures (Gilles Moraton, Michel Simonot…) avec le Triptyk Théâtre à la Maison Théâtre des Littératures à voix hautes à Nîmes.


CARESSER LA MER de Stéphan Causse le 09 novembre 2017 au Petit Eugène à Nîmes dans le cadre du Salon de musique.

Mise en voix de la poésie sonore par Kader Roubahie et accompagné par Pascal Deleuze, trompettiste/bruitiste. Homère et le mythe d’Ulysse ont inspiré bon nombre d’auteurs illustres dans la lignée desquels Stéphan Causse. Parler du désir agissant qui hante Pénélope, mettre la plus belle femme de l’Antiquité, et la plus sage, au centre de son écriture est le fil conducteur de ses poésies. La mer, dans la soudaineté de son désir et la lenteur de ses flots devient le symbole même de l’éros.

LES NOYERS DE L’ALTENBURG d’André Malraux le 13 novembre 2015 au temple de Milhaud.
Mise en espace par Kader Roubahie avec François Kopania, lecteur, Pascal Deleuze, trompettiste-bruitiste, Nicolas Larouzière, environnement sonores et Nicolas Ferrari, création lumières.
Ce roman, méconnu d’André MALRAUX, nous apprend le parcourt de Vincent Berger, officier Allemand d’origine alsacienne, qui se retrouve en 1915 affecter au P.C du Général Von Spritz, sur le front de la Vistule.
Il participera à la première attaque Allemande contre les Russes avec des gaz asphyxiants, le jour même, au cours d’une mission de reconnaissance et où il s’aperçoit qu’il est lui aussi intoxiqué.
Le point faisant la force de ce texte est cet emploi des gaz de combat si destructeurs sur le front.

A DEUX PAS DANS LE SILENCE de Stéphan Causse. Mise en voix par Kader Roubahie et Stéphan Causse, accompagné par Pascal Deleuze, trompettiste-bruitiste, le 05 février 2016 à la Médiathèque du Vigan.
Le dernier recueil de Stéphan Causse, À deux pas dans le silence, aux poèmes accompagnés de peintures de Bernard Jouanne. Entrer alors en poésie sur la pointe des pieds et des mots, avec modestie et réserve, dans les empreintes du dialogue entrepris entre peintre et poète. Un dialogue feutré, tout en demi-teintes, publié aux éditions du Petit Pois, dans la collection Correspondances.
Le recueil se compose de deux volets : « à l’abri des regards » et « le temps qu’il faut ». l’univers poétique de Stéphan Causse semble augurer la venue des toiles – « liturgie rougissante », « archipels naufragés », « nuits lie de vin »… À quoi répondent plus avant, en résonance avec l’univers pictural de Bernard Jouanne, « une terre entre les nuages », « notre mémoire de sable », « un brasier de lune ». Un suspens où vient se nouer l’attente.

NUIT DES MUSEES
Lecture mise en espace dans le Musée du Vieux Montpellier dans le cadre de la Nuit des Musées le 16 mai 2015. Texte de Danton et Robespierre, des écrits de La Duchesse d’Abrantes et un texte de Bertolt Brecht, Les jours de la commune.
Mise en situation par Kader Roubahie et accompagné au violoncelle par Audrey Podrini.

LECTURE DE POESIES (Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Guillaume Apollinaire, Jacques Prévert, Aimé Césaire, Pablo Neruda et Louis Aragon) dans le cadre du Printemps des Poètes au Collège La Vallée Verte à Vauvert.

CRIS de Laurent Gaudé dans le cadre de la commémoration de 14/18 organisée par la municipalité de Milhaud au Temple de Milhaud le 14 novembre 2014. Laurent Gaudé fait entendre les monologues intérieurs d’une dizaine d’hommes engagés sur la ligne de front durant la Première Guerre mondiale. Tandis que l’un, blessé, s’efforce de se souvenir de ce qu’il doit faire pour survivre, un autre, devenu fou, erre entre les lignes en poussant des cris de bête ; un troisième, permissionnaire, dresse à  l’entrée des villages des statues de boue à  la mémoire de ses compagnons de tranchée. Chaque personnage semble seul, n’échangeant que peu avec ses compagnons. Et pourtant ces hommes, victimes d’ordres incompréhensibles pour regagner quelques mètres de terrain, sont capables de courage et de solidarité. Avec des phrases courtes, hachées, le texte restitue le flux et le reflux de la ligne de front, la présence du gaz moutarde, la densité sonore, le chaos de la défaite.

Lecture et adaptation dirigée par Kader Roubahie, accompagnée par Nicolas Larouzière et Tino Di Santolo pour la musique/environnement sonore et de Nicolas Ferrari pour la régie lumière. Avec les élèves-adultes des ateliers de Milhaud et de Montpellier.

LE PETIT CHAPERON ROUGE de Joël Pommerat au Lycée Jules Raimu à Nîmes en février 2013. Intervention dans le cadre d’atelier de lecture à voix haute.
Dans le célèbre conte populaire, il n’y a pas de père. Ce n’est pas un oubli. Il y a une petite fille, une mère, une grand-mère et le loup, bien sûr. Joël Pommerat laisse aux lecteurs la liberté d’extrapoler, de dessiner dans les marges de cette histoire : celle d’une petite fille qui devient grande.
Mise en voix Kader Roubahie, Sarah Hachin et Matthieu Guillin (musicien, environnements sonores).

IL JOUE de Christian Rullier au Théâtre Henri Maurin à Marseillan (en janvier 2013 dans le cadre du jeudi de la lecture à Marseillan) et au lycée Geneviève De Gaulle-Anthonioz à Milhaud (en mai 2013 dans le cadre de la semaine des arts au lycée).
Il joue, c’est l’histoire d’un homme qui joue. A travers les anecdotes, il nous livre une réflexion sur le théâtre, l’illusion, la vie… La rubrique « spectacle » d’un journal dans la cuisine de sa grand-mère, la première sortie au théâtre, le premier rôle à l’école ; Inès, jouant Juliette, qui fut son premier grand amour à lui Roméo. Il nous raconte sa vie.
Mise en voix Kader Roubahie

 

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